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«longue vie au Messie»

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Oui mais… quel Messie ? Quel est le Messie qui a demandé qu’on détruise, ou pire qu’on brûle les maisons de Judée-Samarie lorsqu’elles sont habitées par des non-juifs ?

Ce sont les textes sacrés nous expliquent certains. Mais alors n’est-il pas temps de remettre en question les textes sacrés ?

"Baruch Goldstein, Charlie Hebdo, les colons israéliens, pas d’amalgames"

 
 
 

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Mariage mixte en Israël

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Les israéliens se déchaînent (et se déchirent).

"Israël : le mariage d’une juive et d’un musulman déchaîne la colère d’extrémistes"

Protesters hold signs and shout slogans against the wedding of groom Mahmoud Mansour, 26, and bride Maral Malka, 23, outside a wedding hall in Rishon Lezion, near Tel Aviv

Manifestation de haine d’israéliens contre le mariage d’une juive et d’un musulman, qui ont crié « Morts aux Arabes » (selon légende de la photo sur le Figaro.fr).

En France ce serait "expression du racisme", racisme juif bien sûr, mais en Israël c’est « expression de la démocratie » selon un membre du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, la ministre de la Santé Yael German.

Le mariage de deux homosexuels ne déchaînerait pas autant de haines, et pourtant, pour Dieu, c’est quoi le mal ? Contre la nature créée par Dieu, le changement de bord dans la sexualité n’est-ce pas plus grave que le changement de bord dans la religion ?

 
mariage-juive-converti
N.B. : quel statut (לאום ou nationality) pour l’enfant d’un arabe et d’une juive ? la mère convertie n’est plus juive pour sa communauté mais l’est encore pour la loi israélienne. Par contre ses enfants seront-ils juifs ? Le cas est encore plus compliqué que celui de l’arabe converti à la religion juive, sa לאום (prononcez léhoum selon un israélien des blogs) est-elle transmutée de nationality arabe à nationality juive ?

 
Sélection d’un commentaire sous l’article du Figaro :

« C’est le mariage de 2 musulmans, dont l’une s’est convertie à l’islam. Le prosélytisme islamique n’épargne pas non plus Israël. Je plains cette jeune femme qui sera méprisée par sa famille d’adoption et ne sera qu’un trophée pour son mari »

 
Sur le même sujet :
"Les chrétiens reconnus amis d’Israël, les musulmans protestent"
"Les nouveaux Roméo et Juliette face à la pureté de la race"

 
 
 

Les chrétiens reconnus amis d’Israël, les musulmans protestent

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Oublié l’antisémitisme fondé sur l’accusation de peuple déicide, pourtant maintenue dans certaines branches du christianisme — mais abandonnée par les catholiques depuis le Concile Vatican II —.

Une loi israélienne fait la distinction entre les citoyens israéliens de confession musulmane et de confession chrétienne. Et pourquoi pas puisque qu’il existe déjà une distinction entre les citoyens juifs et non juifs ?

« Les chrétiens sont nos alliés naturels, un contrepoids aux musulmans qui veulent détruire le pays de l’intérieur »
déclaration du député israélien Yariv Levin

Les palestiniens musulmans protestent car c’est la reconnaissance de la discrimination que les chrétiens subissent dans leur propre peuple.

Quant aux pays musulmans, ils pourront critiquer le jour où les non-musulmans ne seront plus discriminés chez eux.

"ISRAEL. Une loi distingue les arabes chrétiens et musulmans"

 
Sur le même sujet :
"Nationality israélienne"

 
 
Pour Muhammad Ahmad Hussein, Grand Mufti de Jérusalem, Jésus est un palestinien comme un autre :

 
Oui mais, il déclare aussi :

 
Explication sur le site officiel du Ministre des Affaires étrangères d’Israël :
" PA Mufti encourages killing of Jews"

 
 
paradis des vierges
Le paradis des martyrs, où l’on voit comment les vierges sont recrutées :

 

 
 
 

Written by j.michel

26/02/2014 at 18:03

Un retournement de discours pour cracher contre Mandela et sa position sur la Palestine

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C’est sur Jerusalem Plus :
"Un discours de Nelson Mandela sur Israël (qui fait froid dans le dos…)"

« Ce discours de Nelson Mandela a été donné aux Etats-Unis en 2001, à l’occasion de sa rencontre avec Thomas Friedman, un journaliste américain juif, spécialisé dans le Proche-Orient. A l’aube de sa mort, nous avons estimé qu’il était nécessaire de livrer cette « pensée » de Mandela sur Israël et sa vision particulièrement biaisée de l’Etat Juif. Il est, dans le discours, particulièrement agressif à l’égard d’Israël. Et visiblement, il ne sait pas de quoi il parle. »

Ce discours serait un faux discours. Mais bon… ce n’est pas là le problème, le problème c’est surtout les commentaires qui suivent l’article sur Mandela :

« Ignare inculte ou anti-sémite . Encore une fois je me pose la question . »

« un homme plus qu ignare ,un vrai antisemite.il n est pas mieux que les autres il s inspire de la presse anti-israelienne pour ne pas dire anti-juive.A t-il seulement fait un saut en ISRAEL pour constater ses dires… »

« Complètement conne alona, bref tu ferais mieux de renforcer ton identité juive. Va vivre en Afghanistan la bas ils s’occupent très bien des juifs. »

« Israel est le seul pays démocratique de la région,et cela doit certainement gener ses voisins.Ce pays est un miracle et doit servir de réfèrence pour la paix dans le monde.Mandela est estimable pour son combat contre l’apartheid,mais il existe beaucoup de zones d’ombre dans sa vie;et il est méprisable pour ce genre de discours ci-dessus!! »

Mais aussi ceci :

« Et il faut drôlement manquer de respect à Nelson Mandela pour profiter ainsi de son deces. Honte à vous. »

 
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Sur le site des blogs du Nouvel Observateur

article « retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d’utilisation du NouvelObservateur. »
motif de retrait : "Propos potentiellement diffamatoires" ou "Propos insultants"

commentaires :
— Ce ne sont que citations trouvées sur un site pro-Israël. cet article est cependant censuré par la modération du Nouvel Obs, motif notifié : « Propos potentiellement diffamatoires »

Ici gisaient quelques citations du site Jerusalem Plus, mitraillées par les snipers nétiniques avec les munitions marquées « Propos potentiellement diffamatoires » ou « Propos insultants » selon le sniper installé derrière la console. Elles se sont réfugiées dans cet abri :
"Un retournement de discours pour cracher contre Mandela et sa position sur la Palestine"

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Le point de vue de Kamile

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Voici la copie d’un article écrit par un dénommé Kamile, qui était à l’adresse suivante :
muslimplagiat.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/08/17/islam-et-guerre.html

Il était suivi d’un commentaire d’Abou qui est également reproduit ci-dessous.
 
 

17.08.2009

Islam, Sionisme et Guerre Totale et Perpétuelle

L’islam et le sionisme sont maintenant rentré dans une nouvelle phase : La guerre totale et perpétuelle jusqu’à l’extinction d’un des deux …la faute du sionisme est de changer la tactique de sa guerre pour la Palestine a une nouvelle guerre contre l’islam … On ne gagne jamais une religion en se faisant + de 1 milliards d’ennemis …l’histoire est la pour le conforter… avec 1400 ans de survie et indestructibilité de 2 siècles de colonisation, l’islam a assuré sa survie millénaire par les lois darwinienne de l’espace, des ressource et de la démographie écologique …

Es t-il de même pour le sionisme concentré dans un morceau de terre : une faible démographie et une assistance externe qui peut faillir lorsque les intérêts personnelles de l’occident seront mis en rude épreuve … La finalité du combat est déjà connu …la question est juste quand !!!
On verra que la guerre n’est pas entre occident et islam …le colonialisme et fini et aucune raison de guerre …chacun vivant chez soi …

les attentats de 11 septembre sont une réponse non pas de l’islam et encore mois des musulmans mais uniquement d’intégristes musulmans (comme il y’ a des intégristes chrétiens et juifs) au support d’Israël par l’Occident… les avions sont de l’occident, l’argent est de l’occident et le support est de l’occident … Les raisons historiques de la création d’Israël (monde musulman colonisé, shoas et culpabilité) s’évanouissent … le rapport de force aussi …et on perd toujours une guerre de sa faute … on verra comment se feront les guerres futurs …ou seuls les lois de darwiniennes de la démographie feront la différence. Un seule guerre de perdu suffit a Israël …

Dans une guerre totale et perpétuelle, la probabilité d’en perdre une est certaine … la question est juste quand !!!

Finalement Si Israël disparaitra ce sera comme les autres entités historiques : de ses propres fautes … (lire la décadence de Rome dans Montesqiue ou Tite Live) … comment Israël pourra se sauver selon mes conseils :

1- en arrêtant de se faire un ennemi `une religion et + de 1 milliard d’ennemie …aujourd’hui faible, demain des ennemis fort potentiel …
2- en sachant que l’Occident peut les abandonner s’il avait a choisir ses intérêts géostratégiques !!!
3- en arrêtant l’apartheid … le meilleur allié des israéliens sont les palestiniens ..arrêter la colonisation … NOW …
4- en mettant son argent et son génie non pas dans la propagande islamophobe pour gagner le soutien de l’occident mais en aidant les démocrates musulmans a faire comprendre au musulmans qu’un juif est un humain qui a droit a vivre en Palestine ou Israël …et en arrêtant la haine de leur coté … la haine fait perdre des guerres !!! et l’injustice contre ce peuple palestinien aussi !!!

un courage des deux cotés pour l’avenir de nos enfants …ceux qui ici propagent la haine ne font que creuser la tombe de leur enfants …

Mais J’ai peur qu’après gaza, c’est déjà trop tard … et le peuple israéliens ait toujours confiance a la FORCE qui l’.histoire le montre est une pute qui change de partenaire …mais donne la syphilis a tous ceux qui l’approchent …

Voici deux conception de l’Islam et du sionisme a méditer …

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Islam et Intégrisme
Ghaleb Ben Cheihk, vice-président des Fraternités d’Abraham

Résumé d ‘une Conférence-débat devant « Les Rencontres de l’AGRO » le 20 novembre 1996
Notes de Michel Cuperly

(…)

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Pourquoi y a-t-il la guerre à Gaza ? À cause du sionisme !

Pierre Stambul est membre du Bureau National de l’Ujfp
Voir en ligne : Union Juive française pour la paix

dimanche 18 janvier 2009 par Pierre STAMBUL

La guerre sanglante que l’armée israélienne mène à Gaza n’est pas venue de nulle part. Tzipi Livni a prévenu tous les partis politiques sionistes 48 heures avant l’agression et tous l’ont approuvée, y compris le Meretz (la gauche sioniste). Le mouvement « La Paix Maintenant » et les écrivains dits « de gauche » (mais farouchement sionistes) Amos Oz, Avraham Yehoshua et David Grossman ont aussi approuvé l’invasion en prônant peu après une trêve. Tous partagent le point de vue officiel en Israël : pour eux, le Hamas est un monstre infréquentable contre lequel le droit de tuer va de soi, même s’il y a des « dommages collatéraux ».

Des Israéliens juifs anticolonialistes s’opposent à la guerre. Ils témoignent et manifestent quotidiennement avec un grand courage. Ils ne représentent qu’une petite minorité (il paraît que 95% des Israéliens juifs étaient d’accord avec la perspective d’attaquer le Hamas) mais leur importance et leur influence dépassent leur nombre. Tous sont non sionistes ou antisionistes. Ils sont les seuls à comprendre la nature du crime commis à Gaza : crime de guerre et crime contre l’humanité. Il faudra bien qu’on en finisse avec l’impunité de cet Etat-voyou. Cela passera par le boycott d’Israël tant que durera l’occupation et par le jugement des criminels de guerre.

Une idéologie totalitaire

En Israël, tout est sioniste. L’identité, la mentalité, l’histoire enseignée, les médias, les lois, l’air que l’on respire. Personne ne peut échapper à cette idéologie qui s’insinue partout. Au nom de cette idéologie, 60 ans après la création de l’Etat d’Israël, la moitié des Bédouins du Néguev vivent dans des bidonvilles sans route, ni eau, ni électricité, ni maison en dur, parce que l’Etat Juif ne reconnaît pas leurs villages et leurs actes de propriété. Entre Méditerranée et Jourdain, il y a environ 5 millions de Palestiniens et 5 millions et demi de Juifs. À cause du sionisme, les premiers n’ont aucun droit. Ils sont soit bombardés et massacrés, soit occupés, soit des sous citoyens dans leur propre pays.L’apartheid s’est installé.

Dans l’histoire multiple et diverse du judaïsme, le sionisme a fait irruption, il y a un peu plus d’un siècle et il a la prétention aujourd’hui de s’imposer à tous les Juifs. Si on le critique et qu’on n’est pas juif, on est forcément antisémite. Si on est juif, alors on est un « traître qui a la haine de soi ». Et si on est palestinien, le sionisme délivre un droit de tuer, pour la bonne cause bien sûr, la sacro-sainte « sécurité d’Israël ».

Il n’en a pas toujours été ainsi. En 1948, tous les grands noms du judaïsme américain avec en tête Albert Einstein et Hannah Arendt signent une adresse au président Truman lui enjoignant d’arrêter ou d’expulser le terroriste Menahem Begin qui vient de massacrer 200 villageois à Deir Yassine. Aux yeux du monde, le judaïsme à l’époque, c’est Rosa Luxembourg, Freud, Kafka, Einstein, Arendt. Tou-te-s étaient non croyant-e-s et non sionistes comme la majorité des 6 millions de morts du génocide nazi. Comment est-on arrivé à cette inversion qui fait que les valeurs de fascistes (je ne trouve pas d’autre mot) comme Begin, Shamir, Liberman , Sharon se sont imposées et sont devenues celles des criminels Olmert, Perès, Barak, Livni …ou celles d’un grand nombre de dirigeants communautaires en France.

Cette mutation est incompréhensible si on n’examine pas ce qu’est le sionisme : à la fois un nationalisme, une forme de colonialisme, un messianisme qui a fabriqué un « homme juif nouveau ». Et une idéologie devenue ultra militariste, ayant fabriqué un pays devenu la tête de pont de l’impérialisme au Proche-Orient. Une idéologie affirmant offrir un « havre de paix » aux Juifs. Avec à la clé une instrumentalisation du génocide nazi et de l’antisémitisme.

Une histoire falsifiée

Les sionistes ont fabriqué une histoire fantastique du judaïsme. Alors que la grande majorité des premiers sionistes étaient non-croyants et souvent très hostiles aux religieux, ils sont allés chercher dans la Bible toutes les « justifications » au projet colonial qu’ils étaient en train d’inventer.

Depuis des dizaines d’années, il y a consensus chez les archéologues et les spécialistes de l’histoire antique (lire « La Bible Dévoilée » de Finkelstein et Silberman chez Bayard). Les épisodes d’Abraham et de Moïse sont totalement légendaires. Mais, ce qui est plus important, la conquête de Canaan par Josué est totalement légendaire. Ce texte qui est une véritable apologie du nettoyage ethnique et du massacre de « l’autre » n’a aucune réalité historique. C’est pourtant lui qui sert de base « historique » à l’installation des colons en Cisjordanie et aux partisans de l’expulsion des Palestiniens (la moitié de la société israélienne y est favorable). Il n’y a aucune trace archéologique de l’existence du royaume unifié de David et Salomon. À l’époque, Jérusalem était un village. Il est très probable que le royaume d’Israël (détruit par les Assyriens) et celui de Juda (détruit par les Babyloniens) aient toujours été des entités distinctes. Et il est surtout avéré que, pendant toute l’antiquité des peuples différents, des langues différentes et des religions différentes ont cohabité sur cette terre qui était un véritable carrefour. Les sionistes qui affirment que c’est la terre du peuple juif et que l’Etat d’Israël est une reconstitution du « royaume unifié » ont entériné une légende religieuse à laquelle ils ne croyaient pas eux-mêmes.

Dans la théorie sioniste, le peuple juif a été expulsé de sa terre au moment de la guerre menée par Titus et de la destruction du temple. Il aurait vécu 2000 ans en exil dans des conditions épouvantables jusqu’à ce que le sionisme lui permette de retourner dans son pays.

Or cette théorie est une affabulation. Dans « Comment le peuple juif fut inventé » (chez Fayard), Shlomo Sand montre, documents à l’appui, qu’il n’y a eu ni exil ni retour. Au moment de la destruction du temple, il y avait déjà des Juifs à Babylone, Alexandrie, Rome, en Espagne …Après la défaite face aux Romains, c’est la religion qui s’est dispersée, pas le peuple. Donc les descendants des Hébreux sont essentiellement les Palestiniens. Ben Gourion en était d’ailleurs persuadé et il a d’abord songé à les intégrer au projet sioniste.

Pendant plusieurs siècles dans l’empire Romain puis dans d’autres régions, la religion juive a été prosélyte. Les Juifs ont formé un pourcentage notable des habitants de l’empire romain. De nombreuses conversions ont eu lieu plus tard chez les Berbères d’Afrique du Nord puis chez les Khazars (une tribu turque ayant établi un empire entre Caspienne et Mer Noire). Bref les Juifs d’aujourd’hui seraient majoritairement descendants de convertis. Quant au retour, à plusieurs reprises, les Juifs auront l’occasion de s’installer à Jérusalem et ils préfèreront aller à Bagdad, Alexandrie ou Salonique. Il n’y a pas de « race » juive et (d’après Sand) même pas de « peuple » juif. La théorie sioniste de l’exil et du retour est complètement une construction idéologique.

Les sionistes ont instrumentalisé l’épisode de Massada. Après la prise de Jérusalem par Titus, des Juifs révoltés sont assiégés par les Romains dans la citadelle de Massada au-dessus de la Mer Morte et ils préfèrent le suicide à la reddition. D’où le complexe de Massada : « personne n’aime les Juifs, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et ils sont menacés en permanence de destruction ». En réalité, les révoltés de Massada étaient des fanatiques religieux (les zélotes) qui ont commencé par massacrer les Juifs qui acceptaient le mélange avec les autres peuples de la région et la souveraineté romaine.

Diaspora et antisémitisme.

Pour les sionistes, la diaspora (=dispersion) est une parenthèse qui se serait terminée avec la fondation de l’Etat d’Israël. C’est faux : la diaspora est le centre de l’histoire des différents judaïsmes. C’est le lieu où la religion s’est structurée. C’est là que les différentes langues juives (judéo-arabe, ladino, yiddish) se sont développées. Le sionisme s’est acharné à faire disparaître les langues, les traditions et les cultures des différentes communautés juives de la diaspora. La plupart des Israéliens ont des noms et des prénoms qui n’ont rien à voir avec ceux de leurs ancêtres. L’Hébreu s’est imposé, la culture israélienne a fonctionné comme un effaceur du passé. Pour fabriquer l’Israélien nouveau, il a fallu « tuer » le Juif (le cosmopolite, le minoritaire, le dispersé). La plupart des Israéliens ignorent tout de leur histoire. Cette absence de mémoire, remplacée par une mémoire falsifiée est une des explications de leur indifférence à « l’autre ».

Le sionisme décrit la vie en diaspora comme une suite ininterrompue de persécutions et de malheurs qui auraient pris fin avec la création d’Israël. Avec l’idée que le mélange ou l’égalité des droits entre Juifs et Non Juifs est impossible et que les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux dans un Etat juif.

Il y a là une vision réductrice. La persécution des Juifs commence sous l’empereur Constantin (IVe siècle ap JC) quand le christianisme devient religion officielle. Cet antijudaïsme chrétien a des origines multiples : le christianisme est issu du judaïsme, les 2 religions ont longtemps été en concurrence, l’accusation de « déicide » est centrale chez les Chrétiens. Les Juifs subiront de très nombreuses expulsions (la plus importante étant l’Espagne en 1492), de grands massacres (croisades, Ukraine), un enfermement et une discrimination systématiques. Mais il y a eu aussi des périodes plus fastes marquées par une vie culturelle intense. Les sionistes essaient de montrer que les Musulmans ont toujours été les ennemis des Juifs. C’est faux : le statut de « dhimmi » n’est certes pas la citoyenneté, mais il a assuré aux Juifs une paix relative qui n’a rien à voir avec les persécutions chrétiennes.

C’est paradoxalement l’Emancipation des Juifs européens (qui commence au XVIIIe siècle en Allemagne et en France) qui provoque la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. Le Juif personnifie l’obstacle à la construction d’Etats-nations ethniquement purs. Il devient le bouc émissaire de tous les nationalismes. C’est le consensus antisémite en Europe qui permettra le génocide nazi.

Le sionisme contre l’Emancipation

Vers 1900, une dizaine de millions de Juifs vivent en Europe de l’Est. Ils parlent le Yiddish. Les transformations sociales les ont massivement prolétarisés. Une grande partie d’entre eux abandonne la religion et se tourne vers les idées socialistes. Pour beaucoup, la révolution, en émancipant les prolétaires, résoudra la question de l’antisémitisme. Si les principaux partis révolutionnaires mettent entre parenthèse la « question juive », le Bund, parti révolutionnaire juif, propose dans le cadre de la Révolution, une « autonomie culturelle » des Juifs là où ils vivent.

C’est à cette époque qu’apparaît le sionisme. Il se présente au départ comme une version juive des différents nationalismes (qui mèneront à la boucherie de 1914 et au nazisme) avec l’équation simple : un peuple = un état. Problème : s’il y a à l’évidence un peuple Yiddish entre Baltique et Mer Noire, ce peuple a peu à voir avec les Juifs marocains, irakiens ou yéménites. Les sionistes inventent donc le peuple et l’exil. Alors que le Bund crée des milices d’autodéfense contre les pogromistes, les sionistes considèrent que l’antisémitisme est inévitable, qu’il est inutile de le combattre et que la seule solution est la fuite vers le futur Etat Juif. Ils tournent délibérément le dos à toute idée d’égalité, d’émancipation, de citoyenneté, de mélange. Peu avant sa mort, Herzl rencontre un des pires ministres antisémites du tsar en lui expliquant que sionistes et tsaristes ont des intérêts communs : faire partir un maximum de Juifs. Le pogrom de Kichinev ou l’Affaire Dreyfus sont utilisés pour convaincre que tout combat en Europe est inutile. L’Affaire Dreyfus a pourtant montré que l’antisémitisme concernait toute la société et que la victoire des forces de progrès était possible.

Les sionistes, très souvent laïques voire athées, s’emparent du texte biblique et décident de s’installer en Palestine. C’est le fameux mensonge fondateur de Zangwill (« une terre sans peuple pour un peuple sans terre »). Leur installation commence donc par la négation de l’existence du peuple palestinien. Du coup, ils fabriquent une histoire de la Palestine, où paraît-il les Juifs auraient vécu sans interruption depuis 4000 ans. C’est bien sûr faux. Après la dernière révolte juive contre les Romains (Bar Kochba), il y a très peu de Juifs en Palestine, la population étant devenue chrétienne puis musulmane. Vers 1900, les Juifs forment 4% de la population en Palestine, ce qui est la même proportion que dans les pays voisins. Ils sont majoritairement arrivés au XVIIIe siècle, sont très bien intégrés et sont contre toute idée d’Etat Juif.

Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, les sionistes seront très minoritaires parmi les Juifs. Ceux qui émigrent pour fuir la misère ou l’antisémitisme partent très majoritairement vers les Etats-Unis ou l’Europe occidentale. Toutes les élections qui ont lieu en Pologne ou en Lituanie dans les ghettos montrent que les partis sionistes sont minoritaires. En 1939, il n’y a que 3% de la population juive mondiale qui est partie en Palestine.

Le sionisme n’est pas au départ religieux. Le courant religieux sioniste (celui du rabbin Kook) sera au départ très faible, les religieux étant majoritairement sceptiques, voire très hostiles au sionisme. Ils considèrent que l’Etat Juif se substituent au Messie. Il faudra attendre 1967 avec l’émergence du courant national-religieux pour voir l’horrible synthèse entre colonialisme et intégrisme.

Du colonialisme au nettoyage ethnique.

Les sionistes sont arrivés en Palestine avec le même complexe de supériorité vis-à-vis des autochtones et le même comportement que les colonialistes de l’époque. Il s’agissait d’accaparer le maximum de terre et de repousser, confiner, domestiquer le peuple qui vivait là. Au musée de la ville israélienne de Hadera, il y a une grande photo avec la légende : « Moshé X, fondateur de Hadera ». Autour de l’individu en question, il y a une quinzaine de Palestiniens, mais les fondateurs du musée n’ont même pas vu qu’ils existaient. Tout sera bon pour acquérir des terres. L’argent qui sert à « arroser » quelques féodaux et à valoriser les terres mais aussi la force. La déclaration Balfour marque la complicité entre le sionisme et l’impérialisme. Pour Balfour qui partage les préjugés antisémites de l’époque, c’est un coup double : faire partir les Juifs d’Europe et assurer une présence européenne au Moyen-Orient où l’empire ottoman s’est effondré.

Quand les Palestiniens réalisent que l’immigration juive a pour projet d’établir un Etat juif et de les déposséder de leur propre pays, ils se révoltent (1929, 1936) et c’est l’armée britannique qui les écrase. Pendant toute cette période, les sionistes construisent un véritable appareil d’état et ils sont totalement absents de la lutte contre la montée du nazisme. Pire, l’aile droite du sionisme dont le chef de file est Jabotinski, s’inspire directement des idées fascistes (il a vécu en Italie et admirait Mussolini) pour proposer dès 1930 l’expulsion des Palestiniens au-delà du Jourdain. Le groupe Stern d’Itzhak Shamir (futur premier ministre d’Israël) avait une telle conscience du génocide nazi qu’il assassinera des soldats britanniques jusqu’en 1942 et tentera de négocier avec les Nazis.

Les sionistes ont joué un rôle confidentiel dans la résistance juive au nazisme qui a été principalement communiste ou bundiste. Et pourtant, c’est le génocide (qui a tué la moitié des Juifs européens et a fait définitivement disparaître le Yiddishland) qui va permettre la fondation d’Israël.

Les Européens, les Américains et les Soviétiques se rallient dès 1945 à l’idée d’un Etat Juif. Ils vont faire payer au peuple palestinien pour un crime européen (l’antisémitisme et le génocide) dans lequel il n’a pas le début d’une responsabilité.

On sait de façon sûre, les nouveaux historiens israéliens (surtout Ilan Pappé) ayant confirmé ce que les Palestiniens ont toujours dit, que l’expulsion de 800000 Palestiniens en 1948 était préméditée. Ce nettoyage ethnique (la Naqba) est un crime et aucune paix ne pourra être signée sans la reconnaissance de ce crime qu’il faudra, d’une façon ou d’une autre, « réparer ». Or, pour le sionisme, cette reconnaissance est une négation du projet fondateur et de la prétendue légitimité de ce projet. Dans le film sioniste « Décryptage », Ehud Barak interviewé le dit : « j’aurais voulu qu’Arafat reconnaisse la légitimité du sionisme ». Bref il aurait voulu sa capitulation. On est au cœur du problème. Le sionisme est bien un obstacle à la paix.

Ajoutons puisque aujourd’hui le Hamas est accusé de terrorisme que le terrorisme sioniste pendant la guerre de 48 a été bien réel avec l’Irgoun et le groupe Stern (mais la Haganah, armée officielle occupait les zones « nettoyées » par les terroristes). De Deir Yassine à l’attentat contre l’hôtel King David ou à l’assassinat du comte Bernadotte, on voit que les auteurs de ces crimes sont devenus plus tard Premiers ministres. Et aujourd’hui, on découvre que Tzipi Livni qui a travaillé dans les services secrets est la responsable d’un attentat anti-palestinien à Rome.

La politique du fait accompli et l’instrumentalisation du génocide.

Après 1948, les sionistes ont accéléré la stratégie qui leur avait si bien réussi en se faisant reconnaître par l’ONU sur des frontières qui n’avaient plus rien à voir avec celles du plan de partage : la stratégie du fait accompli. Dès 1949, les terres et les propriétés des Palestiniens chassés sont confisquées. Alors qu’Israël a dû reconnaître dans les conventions d’armistice de 1949 le droit au retour des Palestiniens, ce droit va immédiatement être nié et même présenté comme une revendication inacceptable mettant en question l’existence d’Israël.

En 1948, il y a moins d’un million de Juif dans le nouvel état. Tout va être mis en route pour provoquer partout l’émigration. Sionisme et antisémitisme vont devenir complémentaires, le second alimentant le premier et le premier cherchant à provoquer le second quand l’émigration se tarit. L’arrivée d’un million de Juifs du monde arabe est le résultat conjoint d’une propagande très intense pour les arracher de pays où ils vivaient depuis des siècles et de l’attitude de la plupart des gouvernements arabes ravis de ces départs. Pour les Juifs venus des pays de l’Est, la persistance d’un antisémitisme d’état a provoqué une rupture avec le communisme (qui avait la sympathie d’un très grand nombre de Juifs) et l’émigration vers Israël.

Le fait accompli va prendre un tour nouveau en 1967. On sait maintenant que les menaces de Nasser ont été un prétexte. La guerre, l’annexion et la colonisation étaient programmées. L’annexion (par vote de la Knesset) de Jérusalem Est a lieu dès 1967. Elle sera suivie de celle du Golan. Ne disposant pas du « personnel » pour créer des colonies, les travaillistes au pouvoir vont littéralement créer le courant national-religieux (qui représente aujourd’hui 1/4 de la population) en leur offrant des colonies. C’est Ygal Allon (réputé être « de gauche ») qui est à l’origine de cette colonisation. 500000 Israéliens vivent aujourd’hui dans les territoires conquis en 1967 et tout a été fait pour faire disparaître la « ligne verte » et rendre l’annexion définitive.

Le sionisme a eu au départ une attitude ambiguë vis-à-vis du génocide. Les rescapés ont été très mal reçus en Israël (aujourd’hui, beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté). On opposait leur prétendue résignation à l’Israélien fier de lui qui défrichait, se battait et « transformait le désert en jardin ». Mais très rapidement, le gouvernement a vu le parti à tirer du génocide. D’où la création du musée Yad Vashem, l’arrestation et l’exécution d’Eichmann. Plus tard le « devoir de mémoire » est devenu obligatoire.

Aujourd’hui, ce devoir est devenu une horreur. Il y a d’abord l’idée que les Juifs ont été, sont et seront toujours des victimes. Les Israéliens ont « peur de ne plus avoir peur », ça les obligerait à examiner l’impasse meurtrière dans laquelle ils se trouvent. Quand les dirigeants israéliens ont négocié avec les Palestiniens, le seul sujet qu’ils voulaient traiter, c’était la sécurité de l’occupant. Pour eux, le « peuple élu », c’est celui qui a tous les droits. Les sionistes célèbrent les quatre Israéliens tués par les Qassams du Hamas et se moquent totalement des 1000 morts de Gaza. Israël est le pays (après la Turquie) où il y a le plus de négationnistes du génocide arménien, le seul génocide valable étant celui des Juifs. Couramment on présente les Palestiniens comme les héritiers du Nazisme. Arafat a été qualifié de « nouvel Hitler » et Begin a dit en 1982 en lançant ses troupes sur Beyrouth « qu’il avait l’impression d’attaquer le bunker d’Hitler ». Sharon a déclaré lors du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz que cela prouvait que « les Juifs ne pouvaient se défendre que par eux-mêmes », bref que tout était permis. Pour les rescapés et leurs descendants (dont je suis), cette instrumentalisation est obscène.

Le sionisme prétendait apporter un « havre de paix » aux Juifs persécutés. Il a fabriqué un projet criminel pour les Palestiniens mais suicidaire pour les Israéliens et même pour les Juifs. S’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il en sera ainsi tant que la destruction de la Palestine se poursuivra.

Israël est devenu un pays odieusement militariste. On dit d’ailleurs que ce n’est pas un pays doté d’une armée mais « une armée dotée d’un état ». D’ailleurs la plupart des dirigeants politiques viennent de l’armée ou des services secrets. Et Israël est devenu une tête de pont de l’Occident au Moyen-Orient dans le cadre du « choc des civilisations ». Ce pays incarne l’Occident face aux « barbares ». D’où le « permis de tuer » à Gaza qui a été octroyé.

Le sionisme a gommé les différences idéologiques

Les différents gouvernements d’Union Nationale en Israël ou le fait qu’en France, le CRIF soutienne inconditionnellement toute politique israélienne montrent qu’il n’y a aucune différence entre sionistes de droite et sionistes « de gauche ». Les premiers ont toujours été « sincères ». Ils sont depuis 70 ans pour le nettoyage ethnique et l’expulsion des Palestiniens. Les seconds ont fait la même chose mais sans oser l’avouer. La « gauche » sioniste était au pouvoir au moment de tous les crimes commis contre la Palestine : la Naqba, la colonisation, la construction du mur de l’Apartheid. Jamais les sionistes n’ont accepté les Palestiniens comme des égaux. Le processus d’Oslo a échoué parce que tous les courants sionistes exigeaient une capitulation des Palestiniens, une renonciation à tous leurs droits, l’acceptation de bantoustans éclatés qu’on aurait baptisé Etat palestinien.

Il n’y a pas de sionisme à visage humain. Le crime commis à Gaza et l’indifférence en Israël face à ce crime en sont une preuve supplémentaire. La paix fondée sur l’égalité des droits et la justice passera par une « désionisation » d’Israël, une rupture avec cette fuite en avant criminelle. Le sionisme a rendu plus que malade la société israélienne devenue autiste et complice de crimes.

Alors, nous dira-t-on, vous autres antisionistes, vous êtes pour la destruction de l’Etat d’Israël ? Ne mélangeons pas les choses. Les Israéliens juifs (5 millions et demi de personnes) forment aujourd’hui un peuple et ils resteront. Mais aucune paix n’est envisageable sans une égalité totale, politique et économique entre les peuples de la région. Quelle que soit la solution envisagée (un ou deux états), cela devra être les sociétés de tous leurs citoyens. Donc oui l’existence d’un « Etat Juif » (Etat Français, ça sonne mal et ça rappelle de mauvais souvenirs, n’est-ce pas ?) où les Non Juifs sont des sous citoyens est un cauchemar. Un Etat ne peut pas être à la fois juif et démocratique, c’est une contradiction. La paix passe par le respect de la citoyenneté de tous et par celui des droits humains fondamentaux.

Le sionisme est une idéologie criminelle. Et c’est une catastrophe pour le judaïsme quel que soit le sens qu’on donne à ce terme. En mélangeant sciemment juif et sioniste et en assimilant toute critique d’Israël à l’antisémitisme, les sionistes transforment « l’antiisraélisme » (selon la formule d’Edgar Morin) en antijudaïsme. Ils se comportent en véritables pyromanes. Il est temps que la parenthèse sioniste se referme.
 
 

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Commentaires

Je souscris pleinement à ce que dit Stambul.
Sa parole me réconcilie avec ce que j’ai toujours vécu et ressenti en tant que juif, et je tiens à rester fidèle à cette idée là. C’est même essentiel.
On ne va pas remonter à Abraham ! Ce qui me fait juif moi aujourd’hui en vérité ce n’est pas grand-chose, un genre de hasard qui mélange des mouvements d’émigration au début du XXème siècle, comme il y en a eu après pour les Italiens, les Polonais, les Portugais.
Ce qui me fait juif ce n’est pas une pratique de la religion – ok il y a bien un petit intérêt pour la pensée et l’étude talmudique, mais ç’aurait pu être le bouddhisme, le soufisme, ou bien même encore la philatélie…
Ce qui me fait juif ce n’est pas la peur que moi ou ma famille soyons persécutés, ou exterminés. Ca va, on a déjà donné, ce ne sont pas les petits négationnistes des blogs qui vont m’empêcher de dormir ! Ca me donne juste un genre d’esprit caustique…
Ce qui me fait juif ce n’est pas une différence d’avec les gens autour de moi, ou alors c’est de l’orgueil mal placé… et c’est vrai qu’on y est tenté parfois. Pfft !

Disons alors tout bêtement que pour moi être juif c’est un petit vernis de tout ça, un genre de coquetterie quoi ! Pas de quoi en faire un fromage, enfin je veux dire pas de quoi en faire un pays…
Et surtout pas de quoi en faire un nationalisme !
Parce que bon, ok, cette population juive qui a émigré en Israël elle y est, c’est un fait. Les boers aussi étaient en Afrique du Sud. Ben quand même ils ont été un peu amenés à « composer » avec les gens qui habitaient là aussi, à force….
Donc ne pas me demander de cautionner cette politique expansionniste !
Je trouve insupportable qu’une association française, le CRIF pour bien le nommer, se permette de parler au nom « des juifs de France » pour apporter son soutien à la politique d’un pays étranger, oui un pays étranger ! Insupportable. Je devrais porter plainte !
Ce qui reste pour moi de l’esprit juif c’est précisément le déracinement, c’est précisément l’absence d’idée nation.
… ceci ayant vocation universelle, je tiens néanmoins à le préciser.
Ce qui veut dire que les nationalismes et problèmes identitaires « des autres », ceux d’en face, on n’a pas fini de se les fader… et ça aussi c’est bien dommage !
Dans ce contexte l’esprit juif est censé avoir une longueur d’avance… je ne comprends pas pourquoi alors il se tire une balle dans le pied.
C’est depuis précisément qu’il a mis le pied sur une terre, qu’il a appelé sa terre, et voilà où est à présent son esprit… dans son pied ! Et c’est bien là qu’il tire !
C’est douloureux !

Ecrit par : abou | 18.08.2009

 
 
 

Article publié sur le site du Nouvel Obs à l’adresse :
http://penseeunique.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/04/le-point-de-vue-de-kamile.html

Written by j.michel

04/09/2009 at 18:19

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Israël au Soudan

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Un article de KongoTimes.info avec la rédaction de Tchadvision :

afrique.kongotimes.info/print.php?a=11154
 
Extrait :

« Et pour régler ses comptes avec Khartoum, l’État Hébreu n’a eu qu’à appuyer sur un bouton pour mettre à contribution deux prestigieuses personnalités, aujourd’hui aux premières loges en France, que sont le juif Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, et le non moins Juif Bernard Kouchner, à la tête de la diplomatie française. Cela pourrait paraitre tout simplement incroyable, mais les agissements de l’un comme de l’autre ne laissent guère beau coup de doutes quant à l’authenticité de cette insolite collusion.

Personne n’a d’ailleurs oublié que, par solidarité politico ethnique vis – à -vis de son frère juif Sarko, Kouchner avait préféré jeter ses convictions socialistes aux orties au lendemain de la dernière élection présidentielle en France afin d’obtenir en contrepartie ce que de nombreux observateurs considèrent comme le plus grand ministère du gouvernement français. La France n’étant rien dans le monde sans sa diplomatie. »

 
 
 

Article publié sur le site du Nouvel Obs à l’adresse :
http://penseeunique.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/02/israel-au-soudan.html

Commentaires sous l’article original

  1. Un monument !…

    Au fait : je ne suis pas « gentil » avec tout le monde. Je cherche seulement à éviter que les personnes s’injurient ou se balancent des conneries lorsque leurs idées sont différentes, voire antagonistes.

    caquedrole

    03/09/2009

  2. Cher Caque,

    Un monument, c’est sûr,
    d’abjection et d’immondices pour les uns,
    d’intelligence et de perspicacité pour les autres.

    La preuve que vous êtes gentil ? Vous intervenez sur ce blog qui se veut pourtant ignoble.

    j.michel

    04/09/2009

Written by j.michel

04/09/2009 at 14:18

Publié dans Anti-Sionisme

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Pensée unique sur Israël

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Simplifiée (et simpliste), cela donne :

Israël veut la paix, les arabes veulent la guerre.
 
 
Formulée par Mirage :

« Tout ce que les juifs et le reste du monde demandent aux arabes, c’est de bien vouloir rester chez eux s’ils veulent continuer à vivre leur islam, qui plonge l’Europe et l’Afrique dans une situation de guerre, ou de pré guerre. »

c’est à l’adresse :
lavissauveaconditiondeclairer.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/05/04/un-parti-antisioniste-ça-trompe-enormement.html

 
 
Question : quelle est la limite du « chez eux » des arabes ?
Ne sont-ils pas « chez eux » en Palestine ?

 
 
 

Article publié sur le site du Nouvel Obs à l’adresse :
http://penseeunique.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/01/pensee-unique-sur-israel.html

8 commentaires sous l’article original dont 1 censuré

  1. j.michel

    01/09/2009

  2. c’est comme les americains et les coalisés,c’est a eux de rentrer chez eux n est ce pas?que foutent ils en irak ou en afghanistan?

    mayorque

    01/09/2009

  3. Il est vrai que tout le monde s’accorde pour refuser la pensée unique.
    Cruel dilemme….
    Moi qui ai toujours pensé que de la diversité nait la richesse.
    Je dois être un peu comme tout le monde : si je détenais la vérité absolue, je ne serai plus humain.
     
    Bon, sinon, néanmoins : les Juifs.
    Pourquoi tout le monde leur en veut…????

    yvanLeVrai

    02/09/2009

  4. En Palestine… En Judée, Samarie, Galilée… vivaient des tribus dont une partie était nomade. On dirait aujourd’hui des bédouins, avec une forte activité pastorale… certaines tribus, devenues monothéistes, comme celles de Juda, passèrent un pacte (l’Arche d’Alliance de l’Ancien testament), eurent un temple (Jérusalem)… Ceux-là, souvent de culture grecque, essaimèrent à travers le monde formant une diaspora juive. D’autres, plus tard, furent « converties » à un autre monothéisme, lui aussi abrahamique. On les appela les mahométans… aujourd’hui ce sont des Palestiniens musulmans, sunnites. Et puis, après l’an 1 000, il y eut des chrétiens parmi eux, soit descendants d’Esséniens des juifs chrétiens en fait, soit convertis après les « croisades »: Palestiniens chrétiens.
     
    C’est archi-résumé, à la caricature, c’est vrai. Notre noyau sémite est là. Une intrication historique phénoménale. Alors, tous ces blogs de guerre qui encombrent Nonobs embrouillent la chose et contribuent à l’immense incompréhension des hommes… déjà du noyau abrahamique. Le Livre !…

    caquedrole

    02/09/2009

  5. Ah ? j’ai un commentaire de ce matin qui s’est perdu… Rejeté ?
     
     
    REP : NETINO comme d’ab, cher Caque.
    Attention, je vous préviens vous qui êtes si gentil avec tous, ici c’est un nid de fourmis rouges.

    caquedrole

    02/09/2009

  6. Chaque camp a sa pensée unique, il y en a donc des multitudes.
     
    Les juifs sont chez eux en Israël, les palestiniens sont chez eux en Palestine. le problème est que les juifs considèrent que la Palestine fait partie d’Israel, et les palestiniens qu’Israël fait partie de la Palestine. Ils ont historiquement et géographiquement raison, c’était synonyme, mais c’est jouer sur les mots. Géopolitiquement ils ont tort: il y a deux états, et il va bien falloir un jour établir des frontières mutuellement reconnues -légalement, ce sont celles de l’armistice de 49-

    Nolats

    05/09/2009

  7. M’enfin !
     
    Caque et Nolats (et même Abou) sur ce blog de pirates, enfin qui se voulait de pirates et de combat bestial, sans aucune peur de la censure.
     
    Je crois que j’ai raté mon objectif !

    j.michel

    02/09/2009

Written by j.michel

02/09/2009 at 11:58

Publié dans Anti-Sionisme

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