Archiver dans la catégorie ‘Anti-Terreur’
Foi et cohérence
Où l’on voit que l’amour de sa nation peut mener à la barbarie, illustré par le procès Anders Behring Breivik.
Quand on a la foi, on met forcément la loi de sa croyance au-dessus de la loi des hommes, sinon on est malheureux. Anders Behring Breivik avait la foi dans sa nation et les foies face à « l’idéologie autodestructrice du multiculturalisme ». Aujourd’hui il est heureux : il a mis ses actes en conformité avec sa foi et le clame haut et fort devant le tribunal avec une promotion médiatique internationale des idées pour lesquelles il se bat.
Quand on voit le discours des islamistes qui ont pris le contrôle du nord du Mali et veulent imposer la charia, on est subjugué par les similitudes.
Pour lui le massacre qu’il a organisé et exécuté n’est que de la légitime défense. Il a obéi à une sorte d’autorité supérieure.
C’est cohérent avec sa croyance.
C’est la foi qui transporte les montagnes. La foi patriotique pour Breivik, mais aussi la croyance en un avenir qui chante, ou la croyance en une terre promise, ou simplement la croyance en un Dieu, vous rend sujet d’une autorité supérieure à qui vous devez obéissance.
C’est comme les islamistes et autres fondamentalistes religieux, quand il y a incompatibilité entre la loi de l’autorité supérieure, de l’autorité divine, et la loi des hommes, la cohérence est de donner primauté à l’autorité divine.
Sinon c’est qu’on n’a pas une foi sincère.
Article précédent :
"Le terreau du terrorisme est l’intégrisme"
et sur Anders Behring Breivik, par son tag en cliquant ici
Le CRIF, bureau de représentation en France d’Israël ou du Shass ?
Selon le CRIF, Salah Hamouri, prisonnier d’Israël — prisonnier politique ou prisonnier de guerre selon sa vision des circonstances et motifs de son emprisonnement — récemment libéré grâce à l’intervention déterminante de Niquolas Sarkozy, aurait dit : « Ovadia Yosef mérite la mort ».
Richard Prasquier dit aussi :
« La plupart [des 550 palestiniens libérés], mais pas Salah Hamouri, sont des membres du Fatah qui n’avaient pas de sang sur les mains. »
Doit-on en conclure que Salah Hamouri a du sang sur les mains ?
Et tout un ramassis de … digne d’un porte parole du Shass fondé par Ovadia Yossef.
Autres articles sur Salah Hamouri
Israël : erreur judiciaire
Attentats d’Eilat, nous en avions déjà parlé ici.
Les derniers attentats à Eilat (18 août 2011) ont fait 8 morts, la moitié étaient des militaires israéliens, et pas mal de blessés, également soldats pour la plupart. Israël accuse et condamne après un procès expéditif et bâclé à huit clos (genre stalinien) le Hamas de Gaza. Sentence rendue et exécutée : quelques missiles sur Gaza et quelques morts, exécutés parce qu’ils passaient par là, au mauvais endroit et au mauvais moment (à une époque autre, cela s’appelait exécution d’otages).
Et puis, après examen des corps des terroristes, on s’aperçoit que les terroristes d’Eilat n’étaient pas des gazaouis mais des citoyens égyptiens.
Il est donc aujourd’hui avéré que la majorité sinon la totalité des terroristes étaient égyptiens. On attend les excuses d’Israël pour l’exécution d’une sentence rendue contre des gazaouis accusés à tort et donc condamnés et exécutés suite à une erreur judiciaire.
Terrorisme contre terrorisme
Attentats vers Eilat : d’où cela vient-il ? on peut penser que la police israélienne enquête. Peut être le Hamas de Gaza, mais pourquoi pas le Hezbollah de Syrie ? Oui mais Benjamin Netanyahou et Ehud Barak n’ont pas le temps d’attendre le résultat de l’enquête. Il faut qu’ils tapent et sur la table et sur le terrain. Taper le Hezbollah sur le terrain syrien, actuellement ce n’est peut-être pas le moment idéal. Alors on envoie quelques bombes ou missiles au hasard sur le territoire de Gaza. L’essentiel est de porter la terreur dans la population de Gaza, dans l’espoir que ladite population en rende responsable le Hamas. Ça fait des années qu’ils appliquent cette politique, toujours sans résultat.
Des excités de banlieue
Des sauvageons comme dirait un ancien ministre de l’intérieur (très regretté pour ses résultats à cette fonction, ses successeurs gesticulants ayant démoli par pure idéologie tout ce qu’il avait mis en place).
Même début même fin
Ahmed Yassine créature des services secrets israéliens, Oussama Ben Laden créature des services secrets américains. Tous les deux tués par leurs créateurs.
Résistant ou terroriste ?
Classiquement pour l’occupant le résistant est un terroriste.
C’est donc un simple point de vue opposé : le fellaga est un terroriste pour le métropolitain et un héros pour l’algérien.
La résistance peut également être une couverture du banditisme comme on l’a vu dernièrement à Tremblay-en-France ou à Grenoble, les forces de l’ordre étant alors considérée comme forces d’occupation. C’est pas une blague :
« Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. »
extrait d’une tribune d’un collectif de soutien publiée par Libération :
"Pour les cinq de Villiers-le-Bel"
Une sorte d’approbation des pressions des bandits envers la population, sinon un appel au tir aux pigeons avec policiers comme cibles.
Tribune (ou appel ?) reproduite et applaudie par Anna, sur le site du Nouvel Observateur.
Et puis s’en prendre aux forces de l’ordre, ça a toujours été mal vu, même pendant l’occupation allemande :
« Appartenant au mouvement MOI (Main-d’OEuvre immigrée), dont Missak Manouchian fut l’un des membres les plus connus, il s’est vu refuser la Légion d’honneur parce que la MOI avait tué des policiers français. Des policiers qui avaient participé à la déportation d’enfants juifs au Vél’ d’Hiv’ et à Drancy »
extrait d’un article du Nouvel Obs du 22 juillet 2010
Mais dans le monde contemporain plus violent qu’il ne l’a jamais été selon certains, et pas seulement du fait de la colère des Dieux — tremblements de terre, inondations, explosions de volcans …, autant de messages divins avant l’Apocalypse ou la venue du Messie — peut-on encore résister sans violence ?
Pas sûr :
"Israël harcèle les manifestants non-violents"
« On savait qu’Israël ne déteste rien tant que la résistance non-violente qui non seulement combat efficacement l’occupation et la colonisation, mais ne peut être présentée de manière crédible comme « terroriste » par sa propagande. »
Bon, c’est vrai que l’auteur de ce communiqué n’est peut-être pas très objectif, mais comme on dit, y-a pas de fumée sans feu.
Tout ça pour en venir à un article de Mirage, co-auteur de "L’avis sauve, à condition d’éclairer", blog du Nouvel Observateur.
En commentaire de son article :
"QUELLES SONT DONC, NOM D’UN CHIEN, LES CAUSES DES CAUSES DES CAUSES DE LA VIOLENCE?"
il nous explique :
« tu confonds violence et résistance. J’ai pourtant essayé (…) de montrer que répondre à la violence peut se faire de deux façons:
(…)
On peut tuer pour résister. Mais pas n’importe comment, pas n’importe qui, l’acte par lequel on tue est un acte de refus de voir la barbarie avoir le dernier non-mot sur l’univers humain toujours précaire et fragile. Les islamikares, les terroristes ne résistent pas à la violence, tout au contraire, ils l’allument partout où elle n’a nulle occasion de naître: le premier venu, n’importe où, sans autre plan que celui de la matière explosive et du détonateur. Il n’y a plus d’homme autour, au dessus , en dessous de la ceinture. Ca, de la résistance? De la violence, tout bêtement, comme toujours. »
Appliquons cela au cas Salah Hamouri. Donc selon Mirage on peut tuer pour résister si ce n’est pas fait n’importe comment — « un acte de refus de voir la barbarie avoir le dernier non-mot » — et si la cible n’est pas n’importe qui. En gros ce que les israéliens appellent un assassinat ciblé.
Mais la tentative d’assassinat pour laquelle Salah Hamouri a été condamné ne remplit-elle pas ces conditions ? Parce que quand même, le rabbin Ovadia Yossef, c’est pas n’importe qui. Donc acte de résistance ou de terrorisme ? On en revient encore à l’exemple du fellaga, terroriste pour les uns, héros pour les autres.
Une mosquée nid de terroristes
C’est en Allemagne que ça se passe :
"Une mosquée fermée par la police à Hambourg"
On y apprend également qu’un imam, Mamoun Darkazanli, avait été libéré malgré une demande d’extradition de l’Espagne.
Le blocus du Hamas (via Les meilleurs articles du Nouvel Obs)
Le blocus du Hamas
Le Hamas refuse les mesures d’assouplissement du blocus proposées par Israël.
Lire la suite en cliquant ici.
Simple : la suppression du blocus, c’est des droits de douane récupérés par l’Autorité Palestinienne et des droits de passage dans les tunnels perdus par le Hamas.
Alors, complicité objective des extrémistes israéliens et des extrémistes du Hamas ?


Victor sans les publicités Nouvel Obs